Détecteurs de gaz portables

De nombreux incidents et accidents ont lieu chaque année suite à la présence de gaz toxiques et/ou explosibles, sur les lieux de travail, pouvant avoir des conséquences graves pour la santé et la sécurité du personnel. Il est donc important de prévenir et de minimiser les impacts face aux risques d'explosion, d'empoisonnement et/ou au manque d'oxygène (anoxie).

 

Pour pallier ces risques, les détecteurs de gaz et les équipements de protection respiratoire sont des instruments de mesure indispensables pour permettre à vos employés de travailler en toute sécurité. 

 

Détection de gaz
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Gaz détecté

Type batterie

Alarme

Durée de vie


     

     

    Pourquoi utiliser un détecteur de gaz ?

    La présence de gaz et/ou de vapeurs toxiques sur votre environnement de travail peut être très dangereuse pour vous et  vos employés. Il est important de connaître les substances présentes ainsi que leur concentration pour éviter les risques d'explosion (Ex) liés aux gaz inflammables, les risques de suffocation en cas de défaut d'oxygène et les risques d'empoisonnement (Tox) pour les gaz toxiques. A minima, il faut éliminer les risques mortels et être averti de la présence ou non d'autre(s) gaz. Par exemple, en espaces confinés, les risques mortels sont l'explosibilité, la présence d'H2S (hydrogène sulfuré ou hydroxyde de souffre), la présence de CO (monoxyde de carbone) et l'anoxie. On élimine en priorité le risque d'explosion, l'anoxie et les risques mortels des gaz H2S et CO, la présence d'autres gaz potentiels ne sera détectée « que » par anoxie.

     En savoir plus sur les risques sur la santé cette page.

    En effet, la respiration et/ou la santé est menacée dès lors que la composition atmosphérique normale c'est-à-dire 20,9% d'oxygène (O²), 78% d'azote (N) et 1% d'autres gaz est modifiée. Les personnes exposées à ce type de risque doivent obligatoirement utiliser un équipement de détection de gaz et d'alarme car tous les gaz sont potentiellement dangereux dans leur état liquide, comprimé ou normal. Leur concentration est le facteur décisif !

    Tout détecteur est composé d'une ou plusieurs cellules (ou capteur), garantes essentielles de la qualité des mesures. Il existe plusieurs types de détecteurs de gaz portables dont les principaux sont les détecteurs monogaz et les détecteurs multigaz. On trouve ensuite des modèles plus spécifiques, tels que des détecteurs de fuite par exemple.

     

    Détecteurs multigaz ou détecteurs monogaz ?

    Les détecteurs multigaz, de 2 à 6 gaz,  ou monogaz sont des détecteurs de sécurité portables. Légers et compacts les détecteurs portables sont dotés de nombreuses fonctionnalités : enregistrement des concentrations mesurées, calcul des valeurs moyennes et des limites d'exposition, traçabilité des évènements avec historique plus ou moins long suivant les appareils.

     

    Détecteur multigaz, détecteur 4 gaz portable ou plus

    Le plus souvent, le détecteur multigaz, est utilisé dans l'industrie pour les travaux d'assainissement, les travaux publics, les interventions en espaces confinés ou l'industrie par exemple. Grâce à leurs nombreuses fonctionnalités, ces détecteurs de gaz apportent une offre complète pour sécuriser le personnel. Cet appareil reste léger et pratique, doté d'une pince fixation, il fonctionnera, suivant les modèles, sur pile ou sur batterie.

     

    En fonction du modèle, les détecteurs multigaz peuvent détecter de 2 à 6 gaz. Il est possible d'identifier de nombreux gaz, les gaz suivants étant les plus courants :

    Gaz Explosibles : une cellule explosibilité est étalonnée pour un gaz explosible, méthane ou pentane par exemple, et vous donnera le pourcentage de LIE (Limite Inférieure d'Explosibilité) exact lorsque vous êtes en présence de ce gaz. Cependant, une cellule explosibilité ne détecte pas que le gaz pour lequel elle a été étalonnée, elle détectera tous les gaz explosibles en présence. Evidemment, le pourcentage de LIE sera modifié. Celui-ci est alors calculable grâce à des coefficients pondérateurs, si l'on a connaissance du gaz en présence. L'essentiel étant la sécurité, le gaz étalon sélectionné a une LIE supérieure aux autres gaz les plus fréquemment rencontrés. On privilégie alors le méthane pour la plupart des utilisateurs, ou le pentane quand certaines problématiques l'exigent, comme pour les sapeurs-pompiers par exemple. Pour les gaz plus rares, les utilisateurs savent en général à quoi ils sont confrontés et on peut alors faire des étalonnages spécifiques avec la plupart des gaz explosibles.

    Monoxyde de carbone (CO) : gaz mortel retrouvé dans des endroits où a lieu une combustion de matière organique dans les mauvaises conditions, où l'oxygène n'est pas présent en quantité suffisante pour une oxydation complète en dioxyde de carbone (CO2). Il fait partie des configurations requises en espace confiné notamment. On utilisera ici un detecteur monoxyde de carbone (detecteur co).

    Hydrogène sulfuré ou hydroxyde de souffre (H2S) : gaz mortel également et inflammable, à l'odeur caractéristiques d'œuf pourri, lorsqu'il ne devient pas inodore. En effet, à forte concentration, ce gaz anesthésie votre odorat et l'issue est malheureusement souvent fatale. On le retrouve régulièrement dans les égouts, station d'épuration et il fait donc aussi partie des configurations requises en espace confiné et il est nécessaire d'utiliser un detecteur h2s.

    Dioxyde de Carbone (CO2) : Mortel également, il est généralement détecté via un capteur infrarouge. Ce gaz est constamment présent dans l'air, issu en premier lieu de la respiration des êtres vivants.  Il devient toxique rapidement si sa concentration atteint les 15000 ppm, sachant que l'on différenciera :

    Les détecteurs d'ambiance, avec une plage de mesure jusqu'à 2000 ppm, et le detecteur CO2 (capteur co2) de sécurité avec des plages de mesures allant jusqu'à 50000 ppm.

    Oxygène (O2) : vital pour l'être humain, il fait partie intégrante de notre atmosphère dont il représente environ 20.9%. Un détecteur O2 (capteur O2) permet donc, en premier lieu, de valider la respirabilité de l'atmosphère dans laquelle vous vous trouvez. Selon l'INRS, le seuil bas de danger est de 17% d'oxygène dans l'air, sachant qu'une première alarme est normalement programmée à 19% d'oxygène dans l'air. En second lieu, la mesure d'oxygène peut également permettre, par anoxie, de savoir qu'il y a un autre gaz en présence dans l'air. En effet, l'air étant composé de 20.9 % d'oxygène, 78,1 % d'azote et 1 % de gaz rares, si l'oxygène baisse, cela veut dire qu'un autre gaz en présence occupe sa place habituelle. On peut entendre parler de mesures en pourcentage volume.

    Pour information, l'oxygène peut également être nocif s'il est présent dans l'air à plus de 23%. On parle alors d'hyperoxye.

    D'autres gaz plus spécifiques sont configurables, le nombre de cellules disponible chez les fabricants couvre pratiquement tous les besoins. On peut évoquer les plus connues, Nox (oxydes d'azote) et HCN (Cyanure d'hydrogène ou Acide Cyanhydrique) présents dans nos « chers » gaz d'échappement, les COV (Composés Organiques Volatiles) avec capteur PID, le NH3 (ammoniac), le CL2 (chlore ou dichlore), le PH3 (Phosphine ou Thihydrure de phosphore), le H2 (Hydrogène), le HCN (cyanure d'hydrogène)... La liste est encore longue, mais comme évoqué précédemment, cela correspond à des besoins très spécifiques et nécessite alors de passer par des études un peu plus poussées.

     

    Détecteurs monogaz « non-jetables »

    Les détecteurs monogaz permettent  la détection d'un seul gaz, sauf pour l'oxygène qui permet de « détecter » la présence de certains gaz par anoxie. C'est un outil de mesure léger qui fonctionne avec une pile ou une batterie rechargeable.

    Sa durée de vie dépend du modèle sélectionné. En effet il existe des modèles réputés jetables, dont la durée de vie est limitée, soit par la durée de vie de la batterie, soit par programmation des cellules.

    Pour le modèle « classique » la durée de vie est plus longue qu'un détecteur de gaz jetable mais demande un suivi de maintenance plus important.

    Quel que soit le modèle sélectionné, il est recommandé de faire une vérification (étalonnage) tous les 6 mois.

    Enfin, prenez garde aux détecteurs annoncés « sans maintenance ». En effet, à part des modèles spécifiques, les cellules sont des électrolytes. Celles-ci peuvent se comparer à une pile bouton, dont sortent deux électrodes, permettant la détection d'un gaz par différence de potentiel. Comme une pile, lors de sa durée de vie, un électrolyte se décharge et l'intensité de courant fourni n'étant pas linéaire, l'étalonnage de la cellule doit être réajusté pour fournir une mesure juste.

    Les détecteurs mono gaz permettent de mesurer la concentration des mêmes gaz cités précédemment, sauf quelques exceptions. Ils peuvent être un bon palliatif aux détecteurs multigaz, si l'on est sur du gaz en présence, sans interférence.

     

    Détecteurs jetables

    Les détecteurs jetables sont conseillés, par exemple, pour des utilisations ponctuelles, mais garantissent également une simplicité de maintenance de parc plus aisée. Leur durée de vie démarre à la première utilisation. Le détecteur 4 gaz jetable se distingue par sa facilité d'utilisation et de maintien. L'entretien conseillé peut-être moins important, mais au bout des deux ans l'appareil s'éteint ou est inutilisable. Le détecteur jetable permet de mesurer la concentration des gaz comme l'oxygène (O2), le monoxyde de carbone (CO), l'hydrogène sulfuré (H2S) ou encore l'anhydride sulfureux ou dioxyde de soufre (SO2)...

    Lire aussi : Une solution optimale : le détecteur de gaz jetable Pac 6000 Dräger

    Pour détecter les gaz sur les zones de travail sensibles et dangereuses, il existe les balises de chantier multigaz, robustes et facilement transportables.

     

     

    Détection de gaz