Sécurité et santé au travail : comment protéger efficacement les voies respiratoires des travailleurs ?

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(Last Updated On: 12 décembre 2014)

La sécurité et la santé au travail se doit aujourd’hui d’être une priorité pour toutes les entreprises comme elles le sont pour l’OIT (Organisation internationale du travail). Dans ce contexte, le travailleur doit être protégé correctement pour lui éviter tout risque de maladies professionnelles et d’accidents de travail. Parmi les points à prendre en compte, il faut citer les voies respiratoires.

Pourquoi faut-il protéger les voies respiratoires ?

Il est primordial de protéger les voies respiratoires des travailleurs s’ils doivent exercer dans un milieu pollué ou faible en oxygène. Cette mesure leur évitera l’inhalation de gaz toxique, de poussières, de vapeurs ou d’aérosols qui sont néfastes pour l’organisme. Pour appliquer cette mesure, l’entreprise a accès à différents accessoires et équipements de protection individuelle à fournir à chaque travailleur.

Quels sont les accessoires recommandés ?

Le masque de protection s’avère être un choix judicieux pour protéger les voies respiratoires. Toutefois, comme cet accessoire se décline sous différents modèles, il convient de tenir compte d’autres critères tels que la durée d’exposition, la nature de la tâche à effectuer, les substances auxquelles le travailleur sera exposé, … Très souvent, l’utilisation d’un masque de sécurité ne se fait qu’en dernier recours, lorsque les autres mesures de sécurité collectives ne suffisent pas à protéger les travailleurs et leurs voies respiratoires.

Contre quelles formes d’inhalations doit-on se protéger ?

Il y a d’abord l’inhalation de particules, de fibres et de poussières, puis l’inhalation de vapeurs et de gaz qui peut être mortelle et exige une protection spécifique et enfin, l’inhalation d’aérosols, de brouillards et de fumées qui peuvent provenir de la pulvérisation ou de la condensation de produits. Ces différentes formes de dangers sont présentes dans différents domaines d’activités comme la soudure, la menuiserie, la peinture, les travaux souterrains, les travaux sur les chantiers BTP, …

Quelles sont les conséquences de l’inhalation de produits dangereux ?

Les travailleurs sont souvent exposés à différents types de substances sur leur milieu de travail. L’inhalation de ces substances peut engendrer des conséquences plus ou moins graves et immédiates ou latentes. Parmi les maladies les plus couramment contractées sur les lieux de travail, on cite la bronchite, la toux, l’oedème, l’asthme, la fibrose, la silicose, le cancer des voies respiratoires ou encore le cancer du poumon. Ce ne sont toutefois pas obligatoirement les maladies rencontrées sur le lieu de travail, mais cela dépend surtout de la nature des particules inhalées. Il faut noter que l’inhalation de ces particules peut être gênante lorsqu’elles ne touchent que la fosse nasale, le pharynx et le larynx ; nocive lorsqu’elles arrivent dans les voies respiratoires moyennes, au niveau de la trachée, de l’artère et des bronches ; toxique lorsqu’elles vont plus en profondeur et atteignent les voies respiratoires basses, les bronchioles et les alvéoles pulmonaires.

Quels sont les EPI que l’on peut utiliser pour protéger les voies respiratoires ?

Il existe de nombreux EPI (équipement de protection individuelle) que les travailleurs peuvent utiliser pour protéger leurs voies respiratoires. Attention, il faut bien choisir le bon accessoire, car chacun d’entre eux a été conçu pour répondre à un besoin spécifique. Par exemple, le masque généralement utilisé par les chirurgiens n’est pas adapté à un travailleur oeuvrant en souterrain et vice-versa. De plus, l’utilisation du mauvais EPI présente un grand danger pour l’utilisateur. Il faut alors connaître ces appareils de protection respiratoire pour pouvoir choisir le bon. On les classe en deux grandes catégories à savoir les appareils filtrants et les appareils isolants.

 

Les appareils filtrants :

Ils sont dotés d’un filtre qui va épurer l’air contaminé. Ce type de masque couvre le plus souvent le nez et la bouche, mais certains couvrent jusqu’aux yeux et au menton. Ces appareils sont déconseillés dans des espaces restreints, non ventilés et où le taux d’oxygène est inférieur à 17 %. On trouve différents modèles précis dans cette branche. Il y a :

– l’appareil à pièce faciale filtrante c’est-à-dire que la pièce faciale est elle-même filtrante

– l’appareil filtrant à ventilation libre lorsque la circulation de l’air à travers le filtre dépend de la respiration de l’utilisateur

– l’appareil filtrant à ventilation assistée lorsque la circulation de l’air se fait grâce à un ventilateur motorisé que l’utilisateur devra alors accrocher quelque part sur sa tenue.

 

Dans cette catégorie, on retrouve une grande variété d’appareils à savoir le masque anti-poussière (contre la poussière et les grosses particules), le demi-masque ou masque complet filtrant (contre les aérosols solides et liquides et les gaz) et les appareils à ventilation assistée que l’on utilise généralement pour des conditions de travail rudes. Ce dernier type d’appareil se compose d’une coiffe, d’une cagoule, d’un pare-visage, d’un écran de soudage et d’un casque ou d’une casquette selon les cas.

Les appareils isolants :

Contrairement aux appareils filtrants, les appareils isolants sont adaptés aux milieux de travail confinés et quand il n’y a pas assez d’oxygène dans l’air ambiant. Ils sont surtout recommandés durant les interventions d’urgence comme les incendies ou dans les milieux comme les égouts. Les appareils isolants se composent d’une pièce faciale et d’un dispositif d’apport d’air ou d’oxygène respirable. Ils permettent donc aux travailleurs de respirer normalement dans les milieux contaminés. Parmi ces modèles, on cite :

les appareils autonomes c’est-à-dire que tous les composants de l’appareil sont portés par l’utilisateur y compris la source d’air. Ils se composent d’une bouteille d’air, d’un harnais, d’un masque facial, d’un détendeur haute pression, d’une soupape d’apport d’air, d’une balise sonore et d’une liaison de vie.

Les appareils non autonomes dont la source d’air n’est pas portée par l’utilisateur. Ce dernier y sera relié grâce à un tuyau. Dans cette catégorie, on retrouve par exemple les cagoules de protection respiratoire.

Quels sont les autres équipements que l’on peut utiliser ?

Autre que les EPI qui seront directement utilisés par les travailleurs, il existe également quelques outils qui pourront vous prévenir des dangers. On cite par exemple les détecteurs portables de gaz qui vous avertiront d’un milieu contaminé, les dispositifs d’alarme pour les travailleurs isolés qu’ils pourront utilisés en cas d’urgence, les systèmes d’évacuation ou encore les balises de chantier multigaz de surveillance de zone. L’utilisation et de ces appareils et de ces EPI vous garantiront un milieu de travail sûr et sain pour les voies respiratoires.

 

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