Secteur des travaux publics : 12000 emplois perdus pour cette année

Secteur des travaux publics
(Mis à jour le: 26 février 2019)
Secteur des travaux publics : 12000 emplois perdus pour cette année
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Que de craintes pour la Fédération Nationale des Travaux Publics ou FNTP ! En effet, les apports que verse l’Etat aux institutions régionales vont connaitre une diminution et cela pourrait avoir des conséquences directes sur le chiffre d’affaires des travaux publics et d’importants dégâts de travail. Cette année, 12000 personnes pourraient perdre leur travail et l’exercice des sociétés de travaux publics reculerait de 4%.

Bruno Cavagné, président de la FNTP, remarque qu’aujourd’hui, on est certain de l’utilité de la participation des institutions locales au remaniement des recettes publiques, surtout avec la diminution des participations de l’Etat qui se chiffrera à quelques milliards d’euros tous les ans de l’année 2015 à 2017.

Monsieur Cavagné ajoute que si la diminution des financements concernant les travaux publics sera pareille au financement général, cela aurait pour conséquence une chute éventuelle du chiffre d’affaires des travaux publics rattachés aux institutions, ainsi que de nombreuses pertes de travail.

Les estimations de la FNTP

Une recherche de la Banque Postale prévoit une réduction de 21% des coûts d’investissements des institutions locales d’ici 2 ans, selon la FNTP. Cela entraînerait la réduction de 3,8 milliards d’euros du chiffre d’affaire des travaux publics et la perte de plus de 37000 postes. Si ces coûts d’investissement accusent une réduction de 34%, ce sera le « scénario noir » et 58600 emplois n’existeront plus, dit la FNTP.

La Fédération pense que ces destructions de travail auraient des conséquences à long terme sur la concurrence du secteur des travaux publics, qui se reflèteront sur la disparition du savoir-faire dans des activités qui étaient le point fort de nos sociétés sur le marché national et international.

Bien que les sociétés de travaux publics aient en tête les contraintes qui s’appuient sur les comptabilités publiques, elles ne sont pas d’accord sur le fait que les budgets deviennent toujours plus dépendants des financements et que cela puisse avoir des conséquences néfastes sur la concurrence et les métiers dans le pays.

L’allègement des infrastructures n’est pas une solution

La fédération nationale des travaux publics pense que diminuer l’argent destiné aux infrastructures telles que les routes, les ponts…ne s’avère pas être un bon raisonnement et que cela entraînera au contraire une hausse des dépenses publiques dans le futur.

En ce qui concerne l’Agence de financement des infrastructures de transport de France ou AFIFT, c’est aussi la crise à cause de la suppression temporaire de l’écotaxe, ou des Agences de l’eau, beaucoup de projets ayant un rapport avec les accords de plan Etat/Régions ont été suspendus, ceci afin de réaliser 50 milliards d’épargne du côté du gouvernement.

Le président de la FNTP a exprimé son regret mardi lors d’une conférence de presse et revendiqué des solutions de la part de l’Etat.

La Fédération attend donc des réponses sur le futur de l’écotaxe et souhaite que cela arrivera bientôt. Il est à noter que l’écotaxe fait entrer 800 millions d’euros chaque année dans les caisses de l’Etat afin d’attribuer des financements aux transports.

La FNTP a également des attentes quant à l’avancement de son dossier par la Ministre de l’Ecologie, Ségolène Royal. Elle pense d’ailleurs que les entreprises d’autoroutes devraient être mises à contribution afin de pouvoir donner du financement à l’AFITF. La Fédération parie sur une diminution de 4% de l’activité des sociétés de travaux publics pour l’année 2014 et sur une destruction de 12 000 emplois.