Quels pays d’Europe sont un modèle en matière de sécurité dans le BTP ?

risques de la consommation d’alcool et de drogue au travail
(Last Updated On: 12 décembre 2014)
Quels pays d’Europe sont un modèle en matière de sécurité dans le BTP ?
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Lorsqu’il s’agit d’accidents de travail, le domaine du BTP est souvent dans le collimateur des autorités Certains pays donnent le bon exemple en termes de sécurité pendant que d’autres doivent encore faire des efforts.

Les chiffres

Le rapport de gestion Tissot de l’Assurance Maladie (2012) établit que dans le BTP, le taux d’accidents de travail a connu une baisse de 6,8%. Toutefois, on a pu constater un accroissement des maladies professionnelles (+1,5%), comparé à 2011.

Bien que la France fournisse des efforts dans ce domaine, elle ne se positionne pas pour autant au premier rang. Les statistiques (Eurostat) avancent que les pays du nord, à savoir la Suède, l’Angleterre, les Pays-Bas et la Finlande ont le plus faible taux d’accidents de travail. En revanche, au Portugal, en Lettonie et en Croatie, on recense un nombre assez élevé d’accidents. Jonathan Todd, porte-parole pour l’emploi, les affaires sociales et l’inclusion à la Commission Européenne, explique qu’il n’est pas évident de confronter les performances des divers pays en termes de sécurité au travail, surtout pour les accidents graves (entraînant plus de 3 jours d’arrêt maladie), étant donné que la réglementation varie d’un pays à un autre et que les cultures sont différentes.

En Europe, le domaine à plus haut risque est celui de la construction

De manière générale, on observe que le nombre d’accidents se soldant par un décès a légèrement diminué, mais la construction reste le secteur dans lequel les chiffres sont les plus importants. En effet, en Europe, on a recensé 943 accidents mortels en 2011 ainsi qu’une moyenne de 6,18 décès sur 100.000 personnes, alors que dans les autres domaines d’activité, le chiffre n’excède pas 1.94. Le facteur qui intervient le plus dans ces risques d’accidents est, entre autres, le comportement humain. Selon une analyse faite par la commission et 70% des sociétés que les spécialistes de la prévention des risques (Dekra Industrial) ont interrogées, environ 30% des sondés pensent que le fait qu’il y ait une pression de plus en plus croissante sur les salariés contribue à l’augmentation de ces risques d’accidents, sauf en Allemagne (le taux n’est que de 20%).

Une évaluation européenne en vue

A travers la Directive 89/391/EEC qui définit la sécurité minimale et la santé au travail, l’Europe a instauré un moyen de cadrage en matière de sécurité. Par la suite, selon Jonathan Todd, ce sera à chaque pays de prendre des mesures plus ou moins rigoureuses. L’expert souligne également l’existence de la Directive 92/57/EEC qui fixe une sécurité minimale et des exigences en matière de santé au niveau des chantiers provisoires ou mobiles (bâtiments ou Génie civil). Au final, il s’agit de prévenir au mieux les risques en expliquant les responsabilités de chaque intervenant.

A l’heure actuelle, l’Europe œuvre pour améliorer sa législation. En effet, la directive 89/391/EEC de Cadre (l’Article 17a) impose à la Commission l’évaluation des pratiques en matière de sécurité professionnelle et de santé au travail. Tout cela doit passer par les syndicats et délégués des salariés, mais également par celui de spécialistes extérieurs. Prévu pour 2015, ce rapport devrait constituer un outil de travail pertinent.

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