Protections auditives et de la tête : comment choisir ?

Protections auditives et de la tête : comment choisir ?
(Mis à jour le: 12 mars 2019)
Protections auditives et de la tête : comment choisir ?
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Le port de protections auditives et de casque de protection est indispensable sur certains lieux de travail. Cela n’est pas systématique, mais cette obligation s’applique dès que des risques pouvant endommager les tympans et pouvant blesser la tête des employés sont détectés. Il en existe divers modèles d’où l’intérêt de bien choisir afin d’optimiser la sécurité. Voici comment faire le bon choix.

Les protections auditives

Le bruit, quel que soit son niveau, est un facteur de pénibilité au travail. Il est souvent sous-estimé dans certaines entreprises et pourtant, à un moment donné, même le cliquetis généré par le clavier d’un ordinateur devient une source de stress gênant. Si ce tout petit bruit peut générer autant d’inconfort, imaginez ce qu’une perceuse, une tronçonneuse, un marteau, … peut engendrer chez les personnes exposées quotidiennement. Non seulement, cela va être très gênant, mais un bruit trop fort engendre des migraines et endommage les tympans entraînant la surdité. Pour éviter cela, le port de protections auditives est fortement recommandé.

  • Des mesures collectives :

Lorsqu’une nuisance sonore est détectée sur le lieu de travail, l’employeur doit prendre les mesures nécessaires pour essayer de la supprimer. Quand cela est impossible, il lui faut mettre en place des mesures de protection collectives comme une bonne isolation acoustique ou l’encoffrement des machines très bruyantes. Les entreprises doivent également afficher des indicateurs spécifiques avertissant que telle ou telle zone soit exposée à une nuisance sonore. A ces panneaux doivent être associés des stations de protection auditive auprès desquelles les différents usagers peuvent se fournir en bouchons d’oreilles ou autres équipements de protection.

Ce n’est que lorsque ces deux étapes sont franchies qu’il lui faut penser aux protecteurs individuels contre le bruit ou PICB.

  • Des mesures individuelles :

Les mesures collectives ne suffisent pas toujours pour préserver les employés de la nuisance sonore. Fournir des PICB aux travailleurs est donc une obligation pour les employeurs. Les PICB sont des équipements de protection individuelle (EPI) spécialement conçu pour protéger les voies auditives des salariés. Ces accessoires peuvent prendre diverses formes et doivent être choisis au cas par cas.

Un PICB a pour objectif d’affaiblir la nuisance sonore de sorte à atténuer les effets nuisibles du bruit sur l’audition des personnes exposées. On en distingue quatre catégories principales à savoir :

  • Les casques anti-bruit dotés de coquilles et empruntent la forme d’un serre-tête. Chaque coquille devra être positionnée sur chaque oreille pour atténuer le bruit. Dans cette catégorie, on retrouve des casques actifs qui sont dotés d’un micro qui enregistre les bruits ambiants et les casques passifs qui sont les modèles basiques.
  • Les arceaux anti-bruit: ces derniers adoptent également la forme d’un serre-tête, mais à chaque extrémité, ils sont équipés d’un bouchon d’oreille.
  • Les bouchons d’oreilles préformés: ce sont des bouchons anti-bruit réutilisables conçus en élastomère ou en thermoplastique. Dans cette catégorie, on retrouve aussi des modèles jetables en mousse, utilisables qu’une seule fois.
  • Les protections auditives sur mesureou moulées : ces accessoires sont spécifiquement conçus pour chaque travailleur. On procède d’abord à une prise d’empreintes de leurs oreilles afin de concevoir les protections adaptées.

Soulignons que le port de protections auditives est obligatoire dès lors que l’intensité de la nuisance sonore, mesurée par sa fréquence en Hertz, atteint les 85 décibels. Et même lorsque le travailleur est équipé des PICB adéquats, son exposition au bruit détecté est limitée sur une durée précise, car même si ces protections s’avèrent performantes, leur efficacité n’est pas totale. Ainsi, avec une nuisance de 80 dB, le travailleur peut être exposé sur une durée de 8 h, à 83 dB sur une durée de 4 h, à 86 dB sur une durée de 2 h, à 89 dB sur une durée d’une heure, à 92 dB sur une durée de 30 mn, à 95 dB sur une durée de 15 mn et à 98 dB sur une durée de 7, 5 mn. Au-delà de ces intensités, l’exposition de plus de quelques minutes est fortement déconseillée.

EN SAVOIR PLUS SUR LES NORMES:

Comment choisir ses protections auditives ?

Protections auditives et de la tête : comment choisir ?

A part l’intensité de la nuisance sonore, vous devez également retenir les critères suivants pour choisir les protections auditives adéquates à votre situation :

  • L’environnement de travail : choisissez des casques à coquilles anti-bruit pour travailler dans un environnement froid pour se protéger les oreilles et du bruit et du froid et des arceaux anti-bruit ou des bouchons d’oreilles conçus dans des matières qui n’engendrent pas la transpiration lorsque vous devez travailler dans un environnement chaud.
  • Les normes : les protections auditives doivent répondre aux exigences des normes EN-352 et EN-458. Privilégiez également celles certifiées CE, gage de qualité et affichent le SNR indiquant l’indice global d’atténuation du bruit
  • La compatibilité des équipements avec les autres EPI : si vous devez porter un casque, des lunettes de travail, un masque facial, … à part les PICB, pensez à choisir des modèles qui peuvent être associés à d’autres EPI.
  • Le confort : cela est surtout valable lorsque vous devez porter les protections sur une longue durée. Il faut savoir que les PICB doivent être portées tout le temps que vous serez exposés au bruit. Le confort est donc primordial
  • L’hygiène et la santé : les PICB doivent être conçus dans des matériaux sains pour le travailleur c’est-à-dire des substances qui ne favorisent pas les infections, les allergies, les pertes d’audition, … Et bien sûr, ils doivent être manipulés avec des mains propres pour justement éviter les éventuelles infections et irritations.

Les casques de travail

casque de travail

Le casque de sécurité garantit, quant à lui, la protection de la tête sur le lieu de travail. C’est un équipement de protection individuelle obligatoire dans de nombreux secteurs d’activités comme le BTP, le travail en hauteur, le travail en espaces verts, …

Selon les métiers et les risques encourus, un casque peut avoir diverses spécificités. C’est pour cela qu’il convient de bien le choisir, car un mauvais choix de casque peut s’avérer fatal pour un travailleur.

 

Les différents types de casques :

D’une manière générale, on distingue deux grandes catégories de casques de sécurité à savoir :

  • Les casquettes anti-heurts: ces modèles sont recommandés pour les travailleurs devant opérer à l’extérieur et pour qui, l’obstruction du champ de vision occasionnée par la visière n’est pas un problème. Ces modèles sont appréciés pour leur légèreté, car même s’ils sont dotés d’une coque rigide de protection sous leur couverture en tissu, cette dernière est légère et peut être associée à une coiffe pour plus de confort. Etant donné sa légèreté, les casquettes de sécurité ont une performance limitée. En effet, elles ne protègent que contre de légères lacérations, des chocs peu importants et des blessures superficielles. Autrement dit, elles ne sont pas adaptées si les risques enregistrés sont plus dangereux. Dans ce cas-là, il faudra passer aux casques de protection.
  • Les casques de protection: ces modèles ont été conçus pour résister contre des risques plus importants. Ils ont pour rôle commun de protéger la tête contre les chocs assez forts, contre les perforations et contre les chutes d’objets. Toutefois, les propriétés ainsi que les niveaux de protection varient en fonction des secteurs d’activités et du type de risques détectés. C’est pour cela que le casque de chantier n’est pas vraiment adapté à l’électricien et que le casque pour électricien n’est pas adapté à l’élagueur.

 

Comment choisir son casque de protection ?

Avant de choisir un casque de protection, il faut se référer aux critères suivants :

Les normes : puisqu’il est garant de la sécurité de la tête, une zone très vulnérable chez l’homme, il est important que le casque choisi réponde aux exigences des normes en vigueur. On distingue trois normes principales pour les casques de protection :

la norme EN 397 : c’est la norme de base que doit avoir tous les casques de protection. Tous les modèles répondants à ses exigences offrent une bonne résistance aux chocs, à l’inflammabilité, à la pénétration, au vieillissement artificiel et sont dotés d’une jugulaire. D’autres caractéristiques peuvent y être rajoutées en fonction des modèles comme la résistance à l’électricité, aux températures extrêmes, à la projection de métal en fusion, à la déformation latérale, …

la norme EN 14052 : cette dernière est attribuée aux modèles offrant une protection haute performance. Les protections proposées sont les mêmes que celles de la norme EN 397, mais en plus robustes.

la norme EN 50365 : cette dernière se réfère aux casques isolants. De ce fait, il a pour rôle principal de protéger la tête contre l’électricité, mais il remplit également les missions de l’EN 397.

Les risques déterminés : un électricien est exposé aux risques électriques, un soudeur est exposé à la projection de métal en fusion, un ouvrier est exposé aux chutes d’objets et chocs avec des objets lourds. Les risques diffèrent d’un métier à l’autre d’où l’intérêt de les déterminer avant de choisir son casque de protection. Toujours en matière de risques, il faut garder en tête que les casquettes anti-heurts ont la fâcheuse manie d’obstruer la vision à cause de la visière. De ce fait, si vous devez travailler en hauteur ou dans un environnement hostile, mieux vaut le troquer contre un casque qui dégage la vue.

Le confort : choisir un casque confortable est essentiel surtout si vous devez le porter sur une longue durée. Les modèles normés EN 397 sont adaptés aux courtes durées tandis que les modèles normés EN 14052 sont plus appropriés pour un port de longue durée. Dans les deux cas, il est possible d’ajouter une coiffe plus confortable aux casques, mais sous la chaleur, cet accessoire peut s’avérer plus gênant que confortable.

L’environnement de travail : dans un environnement chaud, on privilégiera les casques ventilés tandis que dans un milieu de travail froid, on associera un bonnet sous casque au casque proprement dit. Et si vous devez travailler par temps pluvieux, il est possible d’associer un dispositif d’écoulement de l’eau au casque afin que la pluie ne pénètre pas dans vos vêtements

En savoir plus sur notre article : Critères pour bien choisir son casque de chantier

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Les casques avec protections auditives

Et puisqu’on parle de la protection auditive et de celle de la tête, il faut savoir que de nos jours, il existe des EPI deux en un à savoir les casques de protection dotés d’un système antibruit.

Ces derniers se composent de la partie casque robuste à laquelle sont fixées deux coquilles anti-bruit, de part et d’autre, de sorte à les positionner chacune sur une oreille. Ces coquilles peuvent être fixes ou amovibles. Il est aussi possible d’acheter une paire de coquilles à associer à notre casque habituel.

Et pour une protection optimale de la tête, on retrouve des modèles trois en un c’est-à-dire, casque, coquilles anti-bruit et visière qui couvre le visage. Cette dernière protège contre les projections de débris.