Pesticides : plus de mal que de bien

pesticides plus de mal que de bien
(Last Updated On: 12 décembre 2014)

Les pesticides sont des produits chimiques utilisés pour lutter contre les mauvaises herbes, les insectes et les champignons en agriculture. Mais ils sont à double tranchant. En effet, leur toxicité ne nuit pas seulement aux insectes ou aux mauvaises herbes, elle a aussi une répercussion sur la santé de l’être humain et sur l’environnement.


Expositions professionnelles

Les risques et les facteurs d’exposition aux pesticides sont nombreux. Même si l’exposition est faible, les effets des pesticides sont toujours néfastes. D’après une étude menée par des chercheurs, il a été démontré que les personnes exposées professionnellement aux pesticides (les agriculteurs, les ouvriers en industrie ou encore les gens chargés d’appliquer des pesticides) ont plus de probabilité d’être atteintes par des maladies pathologiques comme les cancers (du cerveau, pancréas, vessie, testicules, estomac) les maladies neurologiques, les maladies de la peau (dermatites allergiques), la tumeur cérébrale ou encore les troubles de la fertilité. De plus, ces effets sont héréditaires. Plus le risque est élevé et plus les maladies sont graves.

Modes d’expositions

Il y a en premier l’exposition par voie respiratoire, c‘est la plus fréquente et la plus rapide. Les pesticides s’associent à des poussières et en respirant on en fait entrer en grande quantité dans l’organisme. L’exposition orale se fait en général par le contact de la bouche avec une main contaminée. C’est pour cela qu’il faut éviter de manger, de fumer ou de boire quand on manipule des pesticides.
On peut être exposé par les pesticides sans pour autant les respirer. En effet, il est possible d’être atteint par l’exposition cutanée, car la peau, étant perméable, aspire rapidement les substances chimiques. Toutes les parties du corps peuvent donc les absorber, plus particulièrement les yeux, les organes génitaux ou encore le cuir chevelu.
Des gestes simples, des consignes à respecter suffisent pour réduire le taux d’exposition.

Première approche

Malgré le fait que le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC) ait déjà sorti un classement sur les pesticides les plus néfastes, il n’a pu classer que 60 substances sur près de 1000 identifiés. Avec ce manque de données, il est encore bien difficile d’établir la relation de cause à effet entre les pesticides et certaines maladies. C’est en effet à partir de chaque donnée que les scientifiques développent de nouvelles méthodes afin de maitriser l’exposition.

Une étude approfondie en projet

Une conférence organisée par l’Anses et l’EFSA, en collaboration avec des scientifiques s’est tenue au mois d’octobre dernier. Plus de 200 personnes ont répondu présentes, des scientifiques nationaux et internationaux, des agriculteurs et beaucoup d’autres. Elle s’est concentrée sur trois grands sujets dont le rapport entre l’épidémiologie et les pesticides, les impacts des facteurs techniques et humains sur les niveaux d’exposition, l’amélioration des connaissances sur les expositions aux pesticides et des méthodes d’évaluation. Suite à des enquêtes menées, l’Anses a constaté que le port d’équipements de protection individuelle qui doit être obligatoire pour toute application de pesticides n’est généralement pas respecté. La plupart des gens déclarent qu’ils gênent et que le niveau de confort est faible. Un document a été mis en place afin d’aider les chercheurs à calculer les niveaux de risque pour chaque type de situation.

 

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