Mieux prévenir les troubles musculo-squelettiques

Sante au travail troubles musculo squelettiques
(Mis à jour le: 19 mars 2019)

Malgré les différentes campagnes de prévention, l’anticipation des troubles musculo-squelettiques au travail reste encore trop succincte.

 

Quels sont les facteurs de risque des TMS ?

Multipliés par 2,5 en une dizaine d’années, les troubles musculo-squelettiques représentent 95% des maladies professionnelles recensées. Ces troubles coûtent chaque année près d’un milliard d’euros à la Sécurité Sociale. Les TMS apparaissent suite à plusieurs facteurs de risques conjugués. On compte parmi ceux là les facteurs biomécaniques comme les gestes répétitifs, certaines postures extrêmes, l’exposition au froid ou encore les vibrations. S’ajoutent des facteurs organisationnels liés à l’environnement de travail et des facteurs psychosociaux dont le stress et l’insatisfaction, qui raidissent les muscles.
Les employés atteints de ces troubles musculo-squelettiques ont plus de mal à réaliser les tâches entrainant dans les cas les plus graves une inaptitude au travail ou un handicap total. Par répercussion, l’entreprise risque l’absentéisme, la désorganisation du travail et l’instauration d’un climat général d’insatisfaction. Les entreprises ont donc tout à gagner à prévenir les risques pour le bien être des salariés mais aussi celui du fonctionnement de la société.

 

Mieux vaut prévenir que guérir

Certaines entreprises se limitent à la prise en charge du traitement des TMS. Cependant, il faudrait avant tout pouvoir les éviter en les anticipant. La réduction des contraintes physiques est une variable à prendre en compte mais elle est loin d’être la seule. Le poste de travail de l’employé doit être connu de l’entreprise, étudié et observé afin de permettre les aménagements nécessaires, même si cela doit entrainer un coût. Dans le cas de gestes répétitifs, le salarié doit être en mesure de pouvoir réguler son travail afin de laisser ses muscles se reposer et ainsi éviter les TMS. Les rotations de poste doivent être plus fréquentes.

Opter pour les bonnes machines et les bons équipements

La prévention passe souvent par l’investissement. Pour anticiper les TMS, des machines plus ergonomiques sont aussi nécessaires. Des machines capables de réduire les contraintes physiques peuvent permettre aux employés de mieux travailler.
Il convient également d’équiper les employés de matériel en mesure de les soulager. Des genouillères de protection peuvent soulager le genou d’une personne souvent accroupie. De la même façon, le tapis antifatigue permet de réduire la fatigue d’un employé forcé de rester debout durant une longue période.

Dans l’idéal, le risque de TMS devrait être pris en compte dès la conception même du poste de travail.