L’essentiel sur le changement de la réglementation amiante le 1er juillet

(Last Updated On: 19 juin 2015)

Même si cette substance a été interdite en France depuis le 1er janvier 1997, de nombreux bâtiments en contiennent encore. Pourtant, les risques liés à l’exposition à l’amiante ne sont pas moindres. Ainsi, la réglementation ne cesse d’évoluer avec celle de la protection des travailleurs. On note surtout le décret instaurant la baisse des valeurs limites d’exposition professionnelle (VLEP), qui prendra effet le 1er juillet.

Amiante : rappel des risques

L’amiante est une roche de couleur grise, bleue ou brune qui contient des fibres que l’on utilisait pour constituer les matériaux protégeant contre le feu. Un choc, quel qu’il soit, entraîne un détachement de ces fibres, ce qui génère alors un nuage de poussière qui constitue un réel risque pour la santé car l’air est alors contaminé. Ces particules dangereuses ne sont pas visibles à l’œil nu, mais il n’empêche qu’elles ne peuvent pas être entièrement évacuées par les poumons au fil des années. C’est pourquoi la majorité des maladies professionnelles liées à l’amiante ne sont détectées que tardivement. L’ANSES relève deux millions de personnes touchées par ces risques liés à l’amiante. Plusieurs secteurs professionnels du bâtiment sont concernés, dont les maçons, les chauffagistes, les électriciens, les plombiers et les couvreurs.

Les nouvelles obligations

En 2012, un décret est venu consolider la protection sanitaire des travailleurs qui s’exposent aux risques de l’amiante. On note trois principales réformes :

  • Le contrôle de l’empoussièrement d’après la méthode META
  • La limitation des valeurs d’exposition à 10 fibres par litre d’air au lieu de 100 fibres, qui s’appliquera à partir du 1er juillet 2015
  • La suppression de la distinction entre amiante friable et non-friable.

D’autre part, il y a de nouvelles obligations de l’employeur pour ce qui est du contrôle et de l’entretien. En premier lieu, la vérification de l’adaptabilité des dispositifs de protection respiratoire doit être faite par des essais d’ajustement, dans les conditions conformes à celles de la morphologie des travailleurs. D’autre part, ces derniers doivent recevoir une formation sur les règles d’utilisation et d’entretien de ces dispositifs. Préalablement à chaque utilisation, ces appareils doivent être contrôlés au niveau de leur état, de leur fonctionnement et leur étanchéité. Toutes les vérifications doivent être faites conformément aux recommandations des fabricants.

Comment se protéger après le 1er juillet 2015

A partir du 1er juillet 2015, il faudra que le travailleur exposé aux risques d’amiante se protège, dès lors que l’on enregistre un degré d’empoussièrement excédant cinq fibres par litre d’air. Pour cela, il devra être équipé d’une combinaison de protection muni d’une capuche (type 5), de bottes ou de chaussures décontaminables ou bien de chaussures jetables, de gants de travail étanches aux particules et assurant une protection adéquate au regard de la situation de travail, ainsi que d’un appareil pour la protection respiratoire. Ce dernier doit correspondre au niveau de protection requise compte tenu des risques et du degré d’empoussièrement. Un empoussièrement inférieur à la VLEP est de niveau 1.

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