L’association française de normalisation appelle à la collaboration des spécialistes en microbiologie pour promouvoir la sécurité alimentaire.

l association francaise de normalisation
(Last Updated On: 31 décembre 2014)
L’association française de normalisation appelle à la collaboration des spécialistes en microbiologie pour promouvoir la sécurité alimentaire.
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En collaboration avec la Commission Européenne, les actions de standardisation menées par l’Afnor ont donné suite à la publication de trois réglementations qui traitent de la sécurité alimentaire. L’association sollicite ainsi la contribution gratuite et à distance des experts en microbiologie de la chaîne alimentaire (laboratoires d’analyses et d’essais). Sous mandat de la Commission européenne, l’Afnor travaille pour l’heure sur la publication de 15 normes volontaires qui englobent l’hygiène des procédés ainsi que la sécurité alimentaire.

Rappelons qu’une norme volontaire correspond à un procédé de référence, à penchant national ou mondial, préparé avec la participation des acteurs tels que consommateurs, syndicats, industriels, associations, ou collectivités locales réunis dans des autorités représentatives. C’est dans le cadre de la promotion d’une meilleure hygiène alimentaire que l’Afnor soutient la politique de l’Union Européenne.

Les lois qui sont encore en cours de rédaction ont pour but de dépister l’existence de microbes pathogènes le long de la chaîne alimentaire, de la production à la livraison des produits. Trois normes volontaires ont déjà été éditées par l’Afnor sur son site web. Au total 15 devront être publiées d’ici 2016. Ces lois ont pour objet la détection des microbes du genre Listeria d’une part, et de la toxine « Céreulide » d’autre part. La première consiste à cibler les bactéries capables d’entraîner la listériose, que l’on attrape par l’absorption d’aliments crus infectés (on cite surtout les légumes et les fruits mal nettoyés, ou les viandes crues. La deuxième cause des vomissements et des nausées, et peut dans le pire des cas provoquer la mort.

Déjà affichées, les trois normes se soumettent à des commentaires de la part des membres de la commission de standardisation « Microbiologie des aliments ». Cette commission réunit un peu plus d’une soixantaine d’associations, parmi lesquelles des laboratoires d’analyses, des universités ou des administrations. La norme NF EN ISO 18465 sur la Céreulide est ouverte aux commentaires jusqu’au 8 janvier 2015 ; quant aux normes NF EN ISO 11290-1 et 11290-2 portant sur la Listeria, celles-ci ont soumises jusqu’au 6 janvier 2015. Au mois d’octobre 2016 à la fin du mandat, les lois exposeront avec plus de précisions les procédés opératoires des examens à réaliser. En d’autres termes, elles soutiendront la loi européenne CE 2073/2005 (modifiée par la loi CE 1441/2007) dont le but est de procurer à l’UE un groupe de données microbiologiques identiques. Des critères qui, d’après la loi CE n°2073/2005, fixent l’acceptabilité d’un aliment, d’un groupe d’aliments ou d’un procédé basé sur l’absence, l’existence ou le nombre de microbes ou de la quantité de leur poison, par unité(s) de volume, de masse, de lot ou de surface.