La sécurité et la santé au travail : les priorités de l’OIT

(Last Updated On: 4 septembre 2014)

C’est durant le 20ème congrès mondial sur la sécurité et la santé au travail que Guy Ryder, directeur général de l’Organisation Internationale du Travail (OIT) a déclaré que la sécurité et la santé au travail figurent parmi les priorités de l’organisation.

Le 20ème Congrès mondial sur la sécurité et la santé au travail


L’OIT est une co-organisatrice de ce Congrès ainsi que l’Association Internationale de la Sécurité Sociale (AISS). Cette année, il a été accueilli par l’Assurance sociale allemande des accidents du travail et des maladies professionnelles (DGUV). La 20ème édition a regroupé quelques 4 000 participants parmi lesquels on retrouve des responsables politiques, des spécialistes de la sécurité au travail et quelques scientifiques provenant d’environ 141 pays. Le Congrès a donc été le rendez-vous de toux ceux qui se démènent nuit et jour pour nous offrir un milieu de travail sain et sûr.

Le discours de Guy Ryder

Guy Ryder a exposé ses points de vue durant ce Congrès et selon lui, la sensibilisation pour instaurer un milieu de travail sûr et sain doit se faire de manière permanente. D’ailleurs, comme il l’a déclaré, la sécurité et la santé au travail figurent parmi les priorités de l’OIT pour minimiser autant que possible le nombre de décès et accidents de travail.
Ainsi, offrir un milieu de travail dangereux et malsain aux travailleurs devrait être tout simplement interdit au même titre que le travail forcé, le travail des enfants et la discrimination. Pour éviter cela, l’OIT s’engage donc à mettre la sécurité et la santé au travail au coeur de toutes ses activités même pour les travailleurs migrants et pour les catégories de travail invisibles et vulnérables.

Renforcer la sécurité et la santé au travail pour sauver des vies

Aujourd’hui, tout le monde craint l’Ebola et tous les journaux en parlent ce qui n’est pas le cas des décès au travail. Le fait de renforcer la sécurité et la santé au travail permettrait alors de sauver des vies et de faire économiser de l’argent à l’État. Comme M. Ryder le dit si bien, « le travail fait davantage de victimes que la guerre à travers le monde ». Selon lui, on recense pas moins de deux millions de travailleurs qui meurent chaque année dans l’exercice de leurs fonctions, des décès causés soit par des maladies professionnelles soit par des accidents de travail.
Ces accidents et maladies engendrent pourtant des coûts phénoménaux et l’OIT les totalise à environ 2 800 milliards de dollars par an à travers le monde. Autrement dit, investir dans des moyens efficaces pour renforcer la sécurité et la santé au travail ne serait pas un investissement perdu, mais permettrait de faire des économies conséquentes.
La nécessité d’avoir plus d’informations fiables
Guy Ryder a aussi souligné la nécessité d’avoir des informations fiables pour pouvoir atteindre  ces objectifs et mettre en place les nouvelles mesures de sécurité et de santé au travail. Le directeur général de l’OIT reste toutefois confiant vu les signes encourageants qu’il a pu déceler ces dernières années.
Parmi ces signes, il a cité le fait que le groupe de travail du G20 a décidé de collaborer avec l’OIT pour mettre en place des milieux de travail plus sûrs et sécuritaires. Cette décision date du sommet du G20 de 2013 qui s’est déroulé à Saint-Pétersbourg.
Rappelons que l’OIT se bat depuis toujours pour offrir un lieu de travail sûr aux travailleurs, tout ceci afin de réduire les risques d’accidents de travail pouvant entraîner la mort des ouvriers. Pour se faire entendre,  elle a déjà mené 40 conventions et ne cesse de diffuser des campagnes de sensibilisation auprès des entreprises.

Quelques exemples de produits qui assure la securité au travail comme les équipements de protection individuelle (E.P.I.) , le matériel de travail en hauteur , matériel d’hygiène et sécurité au travail , etc ..

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