Etude des risques psycho-sociaux au travail : les premiers résultats révélés

Etude des risques psycho sociaux au travail les premiers resultats reveles
(Mis à jour le: 14 avril 2015)
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D’après l’enquête réalisée concernant les risques émergents dans le monde professionnel au niveau de 28 pays européens, les risques psychosociaux touchent majoritairement les difficultés dans la gestion du public (par exemple les élèves pour les établissements scolaires).

Les premiers résultats de l’étude européenne des entreprises menée pour la deuxième fois et concernant les risques observés dans le monde professionnel viennent d’être publiés. Cette étude a été effectuée par l’Agence européenne pour la sécurité au travail ou EU-OSHA. Elle a été faite au cours de la fin de l’année dernière et a concerné 49 320 sociétés de nationalités différentes et dans des pays différents : 28 pays membres de l’Union Européenne ainsi que d’autres pays (Islande, Macédoine, Albanie, Monténégro, Suisse, Norvège…), soit en tout 36 pays.

 

25% des employés sont âgés de plus de 55 ans

En premier lieu, concernant l’évolution de l’âge de la population en activité professionnelle, les entreprises des 28 pays membres de l’UE possèdent plus de 25% de salariés âgés de plus de 55 ans. Les pourcentages les plus élevés ont été observés en Suède, avec 36%. Derrière la Suède se placent la Lettonie (32%), l’Estonie (30%), Malte (9%) et le Luxembourg. D’autre part, plus de 10% des entreprises des pays de l’UE utilisent le principe du télétravail. Les pays ayant un pourcentage record sont les Pays-Bas (26%) et le Danemark (24%). En revanche, les chiffres sont moindres en Italie et à Chypre. Seuls 6% des établissements emploient des étrangers, autrement dit des personnes ne parlant pas leur langue. Cependant, en Islande, en Norvège, à Malte et au Luxembourg, on compte entre 15 et 26% de salariés ne parlant pas la langue du pays de l’établissement en, question.

En savoir plus sur : https://osha.europa.eu/fr/publications/reports/executive-summary-psychosocial-risks-in-europe-prevalence-and-strategies-for-prevention/view

Difficulté de gérer le public

L’enquête a aussi révélé que, dans 58% des entreprises de l’union européenne, la gestion des relations avec leurs publics est difficile. Selon le type d’entreprise, le public en question peut être constitué de clients, de patients ou d’élèves. Par ailleurs, on trouve aussi contraintes de temps. Pourtant, 20% des entreprises déclarent ne pas disposer d’informations et d’outils suffisants et adaptés pour diminuer les risques psychosociaux (RPS), et cette situation est aggravée en Slovaquie et à Malte. 16% des entreprises avouent avoir recours à un professionnel en psychologie pour la gestion de ces risques. Les postures douloureuses et les mouvements répétitifs se positionnent après les RPS, avec un pourcentage compris entre 52 et 56%.

Toujours d’après l’étude, 76% des sociétés des pays membres de l’UE sondées sont régulièrement en situation à risques. Mais ce sont les plus petits établissements qui les déclarent le moins fréquemment, estimant que les procédures liées à cette évaluation sont trop lourdes. Enfin, au niveau de la motivation pour la gestion de la sécurité et de la santé au travail, 85% des entreprises de l’EU déclarent que cette motivation provient de l’obligation légale, le souhait de satisfaire les besoins des employés et la crainte de devoir payer une amende.