Comment choisir les équipements de protection individuelle

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(Mis à jour le: 19 mars 2019)

Il arrive très souvent que les ouvriers ou employés omettent de porter ou négligent tout simplement leurs équipements de protection individuelle (EPI). Or, ces dispositifs sont obligatoires et tout ce qui les concerne est soumis à des réglementations strictes. Comment faire un bon choix en matière d’EPI ?


Les EPI sont un ensemble de dispositifs destinés à assurer la sécurité des employés au cours de la réalisation de leurs tâches. Ils se composent généralement de casques, de protections des yeux et des oreilles, de combinaison, de chaussures de sécurité, d’ancrage et de harnais. Les employeurs ont l’obligation de les mettre à disposition de tous les salariés et ce, gratuitement. Pourtant, les EPI sont souvent négligés par les travailleurs alors que les risques d’accident au travail sont bien réels, comme l’attestent les chiffres communiqués par la Caisse Nationale d’Assurance Maladie. Dans le domaine du BTP, le taux d’accidents du travail est accru de 3.4 % en un an et le nombre d’accidents recensés atteint 131000. D’autre part, les maladies professionnelles recensées en 2007 dépassent 4300 cas : affections dues à l’amiante, troubles liés aux nuisances sonores, douleurs lombaires…
Pour ne pas aggraver la situation, les travailleurs individuels doivent également se doter d’EPI et faire de la sécurité au travail une véritable culture.

Il existe des secteurs d’activité où les risques de chute en hauteur sont plus ou moins importants. Un ergonome travaillant au sein du Syndicat National des Acteurs du Marché de la Prévention et de la Protection (Synamap) a précisé que les EPI étaient indispensables dans la lutte contre les risques à effet différé, tels que les troubles musculaires ou la baisse d’acuité auditive ou visuelle.

Des EPI à choisir en fonction des risques potentiels

Dans la plupart des cas, les EPI classiques comportent casque, lunette, masque et protection auditive. Pour certains domaines d’activités, les combinaisons, gants et chaussures de sécurité peuvent s’avérer nécessaires. Il existe trois catégories d’EPI, en fonction des degrés de risques : risques mineurs, risques spécifiques ou importants (travail à l’extérieur, soudure, happement …) et risques majeurs (manipulation de produits chimiques, travail en hauteur, exposition au feu, projections de métaux….).

Quelle que soit leur catégorie, les EPI doivent être conformes aux normes européennes y afférentes. Par ailleurs, ils doivent s’accompagner de notices qui vont aider les travailleurs à les utiliser correctement pour que le degré de sécurité soit atteint. Les EPI doivent également faire l’objet d’entretien régulier.

 

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Les autres critères de choix

Le prix constitue pour la plupart des employeurs un frein à l’acquisition d’EPI. Ainsi, les fabricants ont oeuvré pour proposer différentes gammes de produits et permettre l’accessibilité au plus grand nombre. Néanmoins, selon Jean-Marc Pautrat, directeur d’une firme qui distribue des matériels de protection de la tête, les moyens ou haut de gamme demeurent les plus rentables, car ils offrent un confort optimal et sont de bonne qualité. Par ailleurs, leur durée de vie est plus longue et ils sont d’une meilleure efficacité.

Le choix d’un EPI doit donc se faire aussi suivant la nature du poste de travail de la personne qui va le porter. Un chef de produit dans un magasin de vente de matériels antichute précise qu’il faut bien suivre les recommandations des fabricants pour qu’une liste restreinte d’équipements nécessaires soit établie. Par la suite, l’employeur sélectionnera les modèles au regard du prix, ou encore du côté esthétique. Le critère esthétique est devenu très tendance ces derniers temps, surtout avec la venue de certaines grandes marques.

Des EPI de plus en plus innovants

Grâce aux avancées technologiques dans pratiquement tous les domaines, les EPI deviennent eux aussi de plus en plus innovants. Les matériaux sont de plus en plus confortables, moins lourds et plus résistants. Les casques, chaussures et même les gants sont à base de matériaux « qui respirent », offrant ainsi un maximum de confort. Pour certaines combinaisons, la matière est doublée de Téflon afin que les chocs soient beaucoup mieux amortis. Les gants de protection sont les accessoires privilégiés dans de nombreux domaines et leur matière va varier selon leur usage. Ainsi, par exemple, pour la manipulation des produits chimiques, il y a les gants en latex, pour les acides ou certaines catégories de solvants, il y a le néoprène pour les acides et certains solvants, tandis que pour les agressions liées aux hydrocarbures ou aux manipulations de mécanique, il y a le nitrile.

Comment choisir les vêtements de travail ?

Les chaussures de sécurité varient elles aussi en termes de finition de couture, tandis que les casques et les casquettes de sécurité sont conçus différemment de façon à éviter les frottements. David Laird, travaillant chez Infield Safety, explique que les lunettes de sécurité en polycarbonate sont mieux que celles en verre minéral trempé en raison de la légèreté. En outre, les fabricants conçoivent les produits en fonction des préoccupations liées à la réverbération ou afin d’intégrer des verres correcteurs. Pour les protections auditives, les professionnels proposent une vaste gamme, allant du classique bouchon d’oreille à la protection sur mesure. Pour les casques de protection, les modèles avec protection d’oreille intégrée sont de plus en plus répandus.

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