Accidents de travail : une réduction en nombre importante

btp
(Last Updated On: 16 octobre 2017)

En 2016, le nombre d’accidents de travail enregistré s’est chiffré à 626 000. Certes, on est loin du 0 accident, mais c’est toutefois le chiffre le plus bas enregistré depuis des années. Les professionnels le qualifient même de « plus bas historique ».

Des chiffres motivants

D’après la branche AT-MP (Accidents du travail-maladies professionnelles) de la Sécurité Sociale, on est passé de 33,9 cas (2015) à 33,8 pour 1000 cas d’accidents de travail en 2016.

Parmi ces cas, environ 0,3 % ont entraîné une incapacité permanente ou un arrêt de travail.

Dans le BTP, un secteur où on enregistre toujours le plus grand nombre d’accidents, les mesures de sécurité se multiplient et s’intensifient.

Résultat : le nombre d’accidents est passé de 61,9 pour 1 000 à 60 pour 1 000.

En ce qui concerne les troubles musculo-squelettiques (TMS), dus à des gestes répétitifs, leur nombre diminue de 4,1 %. Une bonne nouvelle pour les entreprises car ces maladies professionnelles (à part le mal de dos) coûtent quand même plus de 1 milliard d’euros par an.

Quant aux maladies rattachées à l’exposition à l’amiante, elles reculent également de 9,5 %.

Les PME, de mauvaises élèves

Les PME ne sont pas concernées par ces réductions bien au contraire, ces dernières s’avèrent être de piètres élèves lorsqu’il s’agit d’instaurer les mesures de sécurité nécessaires. Leur situation ne cesse d’ailleurs de se dégrader année après année. En 2016, elles ont atteint les 94,6 accidents pour 1 000 salariés, soit trois fois plus élevé que la moyenne enregistrée. La situation est encore pire lorsqu’on parle de la branche d’aide et de services à la personne.

Du côté de l’Intérim, le taux a augmenté de 7,8 % sur une année. Malgré la hausse, la Sécurité sociale n’y voit rien d’alarmant, il peut s’agir d’un facteur indiquant une reprise économique.

D’autres signes pas forcément alarmants

En ce qui concerne la hausse par centaines du nombre de cancers professionnels sans relation avec les affections psychiques et l’amiante, il convient de ne pas s’alarmer trop vite. En effet, la majorité d’entre eux prennent la forme de cancers de la vessie, rattachés à un agent cancérigène auquel le salarié a été exposé sur son lieu de travail. Pour remédier rapidement à cette hausse, la branche Risques professionnels a d’ores et déjà ciblé les populations à risques et a mené, auprès d’elles des campagnes d’information. Cela a permis de multiplier par 5 ou par 10, le nombre de demandes de reconnaissance de cancers de la vessie en maladie professionnelle.

Pour ce qui est des avis favorables prononcés pour qualifier les pathologies psychologiques de maladies professionnelles, on en compte environ 596 contre 422 en 2015. Il faut savoir qu’entre temps, les salariés ont pris conscience de leurs droits et les ont fait valoir d’où l’amélioration dans ce domaine.

La réglementation qui accélère la prise en charge s’est également assouplie et se montre désormais plus généreuse.

 

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